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De l'urbanisme médiéval

Publiée le 25/08/2013

Tout le monde le sait, les arrondissements du centre de la capitale sont ceux où subsistent les plus nombreuses traces du Paris historique, une ville qui, à bien des égards, n’avait rien, mais alors rien à voir avec celle d’aujourd’hui.

Démarrant au 3 de la rue Charlot pour s’achever au 15 de la rue Pastourelle, la Ruelle Sourdis date de 1620 et c’est l’une des dernières rues de la capitale à avoir conservé son état d’origine, soit une chaussée constituée de pavés inégaux et surtout la rigole centrale qui, en des temps lointains, servait à l’évacuation des eaux de pluie mais aussi et surtout à celle des eaux usées.

Il faut imaginer un autre Paris, aux rues étroites et tortueuses, caractérisées par l’absence de trottoirs. Les chaussées étaient alors de forme concave, légèrement surélevées du côté des immeubles par rapport aux rigoles qui, en leur centre, faisaient office de caniveau, dans lesquels les ménagères déversaient directement depuis leurs fenêtres, les contenus les plus nauséabonds.

Pour l’anecdote, c’est de cette configuration singulière que vient l’expression « tenir le haut du pavé ». En effet, pour éviter de patauger dans la rigole centrale et éviter les projections, les piétons étaient alors contraints de circuler le plus près possible des maisons, sur la partie haute de la chaussée. L’étroitesse des rues permettant rarement à deux personnes de se croiser, l’usage et les codes sociaux d’alors exigeait que la personne la plus modeste s’efface devant la personne de qualité afin que celle-ci ne soit pas obligée de « descendre » dans la rigole centrale.

Ainsi les plus riches « tenaient-ils le haut du pavé ». Tout un symbole !

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